La Maison de l’Horreur©

La gare de Perpignan est le centre cosmique de l’univers, Pougne-Hérisson le nombril du monde et la Maison de l’Horreur© de Puycity son sas de téléportation vers la dimension tuttiquantique de la Chose.

Sans Maison de l’Horreur©, point de Bidonnant & Dramatique1 . Parce que d’abord il nous a fallu en chier grave avant d’y habiter : un notaire particulièrement mauvais2 ayant totalement merdé au moment de son achat, mettant notre famille en péril pendant plus d’un an.

Ce douloureux épisode est raconté sur mon vieux site :

http://cypluraghi.free.fr/au_jour_le_jour/jlj2002-07-08.htm

Mais comme toujours c’est la joie qui l’a emporté : on a fini par l’avoir à l’arrachée et en six mois de gros travaux avec notre tribu de vrais amis, on a transformé cette ruinasse tchernobylisée en oasis pimpante.

C’est là que j’ai pris la décision d’abandonner le vieux site et de créer l’Ici-Blog : à nouvelle vie, nouvelle écritoire.

Comme toutes les vieilles bâtisses, celle-ci a son histoire, que j’avais eu la mauvaise idée d’aller raconter au printemps dernier sur le forum de Rue89 (dm)3 :

Lien direct :

http://www.rue89.com/comment/permalink/746848

« De Utilisateur désinscrit à sa demande (Cyp) | 16H06 | 07/03/2009 |

Nous habitons dans une maison maudite, à Puy l’Évêque (Lot) : celle du couple Rebières, qui furent de furieux délateurs à la solde de la Gestapo, pendant la dernière guerre : ils faisaient régner la terreur dans le canton ; c’était le lieu de réunion de la Milice et des interrogatoires sanglants s’y sont déroulés.

Les maquisards les y ont cueilli un beau matin de 44 et les ont fusillés sous le grand pont, tout à côté…

Après, elle fut tour à tout un taudis infect pour les réfugiés de la guerre d’Espagne, puis un squatt… avant de tomber dans l’oubli pendant vingt ans. Ici, on l’appelle « la maison du pendu », pour je ne sais quelle raison.

C’est grâce à cette mauvaise réputation que nous l’avons achetée à un prix ridicule.

Nous y sommes fort bien et nous foutons complètement des horreurs qui y ont eu lieu. »


Tout est véridique dans ce post… mais il y a plus : en 1948 un enfant y est mort, l’œil percé par une flèche − une baleine de parapluie − tirée par un de ses copains, en jouant. Une famille de portugais y a vécu à six dans une pièce sans eau pendant des années ; la tour a servi de baisodrome à la jeunesse dans les années 60… et une douzaine d’autres historiettes que nous ont contées les vieux puycitiens.

Mais il est des gens de nos jours qui n’ont guère plus de morale que le couple de miliciens de la maison de l’Horreur© pendant la guerre… et c’est ainsi que s’est forgé ce mythe fondateur de la Déconnologie pilotique (lamorillienne), parce qu’une paire d’heures à peine après avoir écrit ce post, un troll-kapo multi-comptes nommé Vampirella chiait sa haine sous le pseudonyme de Citrus4 :

http://www.rue89.com/comment/permalink/747104

« à Utilisateur désinscrit à sa demande (Cyp) De multicompte e eee (Citrus) | 19H02 | 07/03/2009 |

Tout s’explique donc !
Ce sont les esprits restants dans cette maison qui t’inspirent…
Elle est bonne celle-là, comme quoi ? Il y a toujours une raison ou une explication à tout !
Et puis, ton côté vénal qui apparaît…
Ces lieux devraient être détruits, et une plaque mise en l’honneur de ceux qui ont souffert sous la torture !
Par devoir de mémoire ! »

Exit les Républicains réfugiés de la guerre d’Espagne… Sur le coup ça nous avait tous bien fait rigoler… jusqu’à ce que quelques semaines plus tard, un gang d’intellos secteux de la gauche empalée5 s’empare de ce post de Vampirella et en rajoute à la louche dans le dégueu :

http://www.rue89.com/comment/permalink/833821

« De jissé Ingé retraité | 23H38 | 28/04/2009 |

Bonne nuit Cyp.
Si ma mémoire est bonne vous habitez tjrs dans ce local « maudit » et pour cela acheté à vil prix pour avoir été utilisé comme local de torture par la milice ? (de mémoire, je ne tiens pas de fichier).
C’est vous qui vous en vantiez.
Faites-y de beaux rêves et pour l’été des vacances à Abou-Ghraïb ?
(Orthographe non garantie).
Jissé »

Peu de temps après, le même Jissé m’accusait de tous les maux :

http://www.rue89.com/comment/permalink/841715

« à dulconte  De jissé Ingé retraité | 11H48 | 04/05/2009 |

Bonjour Dulconte.
Je vous apprécie depuis longtemps (votre arrivée dans le « Coin »6 , c’était sur ma proposition.)
Donc, pas d’hier.
Plus tard j’ai appris que Cyp, alors d’apparence fréquentable, vous avait reçu en famille chez « lui »7.
Il s’en vante assez.
Vous avait-il alors informé du passé de votre lieu d’hébergement ?
Alors maintenant pourquoi vous indigner contre moi de l’apprendre ?
Sur son blog, où je ne vais plus, il se vante – ou se vantait – de monter un dossier me concernant !
Le kagibiste nombriliste semble avoir essayé de tenir parole :
Peu de temps – qq heures – après il y a eut deux tentatives (détectées par ma protection) d’introduction de « cheval de Troie » dans mon ordi.D’habitude c’est rarissime (une fois en deux ans) et il faut être informatichien pour savoir faire ce genre de truc, non ?
Think.
Bonne journée, sais pas quelle heure il est à Manille8.
Tjrs cordialement.
Jissé »

***

524 jours plus tard, ce mythe est toujours entretenu par sa créatrice : l’ignoble Vampirella, à laquelle j’ai consacré un mini-blog − Tique Toc − ainsi qu’à sa copine en folie furieuse Jexiste, mais une fois de plus la déconnologie pilotique a su transmuer la merde en rire philosophal…

***

Et il y a 365 jours exactement, on se retrouvait tous Ici après un splendide piqué en banzaï collectif, suite à un caca nerveux hallucinant© de la censure de la Rue des Mormons : 1200 posts à la poubelle pour des raisons qu’ils trouveront toujours valables et nous jamais :

http://www.rue89.com/comment/permalink/1006319

Parce qu’un forum sans rigolade n’a pas plus d’intérêt qu’un ciel sans le chant des petits oiseaux.

Depuis le 13 août de l’an dernier, 132 billets ont été pondus Ici et 73955 commentaires écrits…

Et le kondukator de la Maison de l’Horreur© n’en revient toujours pas.

Banzaï le monde !

E la nave va…

  1. La plus ancienne devise de l’Ici-Blog.
  2. Élu maire de Puycity entre temps, et toujours notaire.
  3. (dm) peut signifier au choix : « de merde » ou « des mormons », ou les deux en même temps puisque la mormonerie c’est la merde.
  4. Plusieurs d’entre nous la confondaient encore avec sa sœur en contrefaçon Jexiste.
  5. La bande menée par le peintre paranoïde Brogilo et son ami Quinine : des connards frustrés de première.
  6. Un forum privé regroupant des blogueurs de Rue89 (dm) : http://non-officiel89.forumactif.net/
  7. Dul avait passé un week-end avec sa chérie à la maison, lors d’un passage en France.
  8. Dul vit en Argentine ;-)
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Marianne et les vampires

Un billet pilotique : c’est ça que j’avais en tête hier après-midi… un truc assez violent, à la mesure de la violence de ce gouvernement populiste d’extrême-droite qui met au pilori les romanichels et les Français d’origine étrangère comme le faisait l’État Français du maréchal Pétain avec les mêmes boucs-émissaires de la vindicte populacière.

Longtemps, l’analogie était malvenue et nombreux ont été les tombereaux de tomates pourries balancés dans la gueule celles et ceux qui osaient affirmer dès mai 2007 que nous avions affaire non pas à un gouvernement démocratiquement élu dans un État de droit, mais à une sorte de junte de type fasciste. Maintenant, vu que c’est officiel, on ne se prend plus de tomates pourries dans la gueule que par les national-frontistes. La grande confusion des idées et des idéaux de ces années de plomb semble enfin en passe de clamser.

Je ne suis pas socialoche et encore moins rocardien, mais le vieux a eu cent fois raison de sortir sa langue de sa poche et de prononcer cette phrase, l’autre jour dans Marianne :

[...] « On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis. Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile. » [...]

Bref : j’étais en train de me documenter à fond sur les romanos et leur histoire, et pof : Shanti a déboulé de la fête à neuneus de Puycity à une heure du mat’ et on a papoté jusqu’à trois plombes, à la cambuse… alors ça m’a tout coupé mon bel élan et en voulant remettre ça sur la gaz ce matin ça n’a pas marché. Aucune importance : ce sera pour un prochain billet. Ne jamais insister dans ces cas-là, sinon ça ne fait que du mauvais à l’arrivée.

***

Alors papotipota du Net et du pas net…

Comme vous avez dû vous en rendre compte, j’ai été pas mal occupé ces dernières semaines par l’Affaire des Deux Tiques ; en résumé : un duo composé d’une brestoise − Jexomil© − affligée d’une paranoïa délirante au dernier degré et d’une affabulatrice malfaisante à profil de kapo femelle− Pipirella© −, sévissant depuis des années tant dans la vie du dehors que sur l’internet où elles ont foutu un boxon épouvantable…  et où la plupart d’entre nous, déconnologues distingués, ont croisé leur route folle sur le forum de Rue89 (dm). Je leur ai consacré un mini blog : TIQUE TOC, où plusieurs lecteurs et acteurs assidus de cette affaire qui se déroule en direct-live sous nos yeux ébahis participent à notre Grande Série de l’Été, pleine de rebondissement jubilatoires.

La trollogie©, encore et toujours : des bas-fonds de la société et jusqu’au sommet de l’État − comme le souligne justement Michel Rocard − , les trolls craignos se la pètent ces derniers temps.

On a beau retourner le truc dans tous les sens : la déconnologie n’aurait pas vu le jour sans les trolls méphitiques et haineux que nous combattons avec le rire ; rien de plus rigolo en effet que de baisser le slip d’un gros facho et de péter de joie au nez d’un petit nazi de salon en public. Et puis c’est d’une efficacité certaine car si le ridicule ne tue pas les canichebulls, il en désarme plus d’un ; la pilotique est un sport de combat de haute graisse. C’est en frottant nos lards réjouis contre la couenne des sinistres fâcheux que nous dégrippons les rouages de l’un des mécanismes fondamentaux de l’art de vivre : jubiler et jouir de plaisir.

Le vampirisme sur Internet c’est ça : la négation du plaisir des autres.

Idem en politique : des goules et vampires du type de Tique et Toc floodent et propagent la haine dans le grand forum de la République comme ces deux créatures l’ont fait si longtemps à minuscule échelle sur celui de Rue89 (dm) et tant d’autres. C’est pourquoi j’illustre ce billet de la même animation que sur Tique Toc hier ; ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

E la nave va…

 

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3585 (par Homère)


Coq,

Oiseau au camail écarlate
Dans les fermes pleines de gadoue
Avec les poules tu t’éclates.
Tu es vraiment l’roi du roudoudou.

 

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Octet papelard

Ben85 m’avait suggéré de pondre un billet-express racontant ma première fois sur l’internet. Billet-express : il est marrant, Ben1

Ma première fois c’était nul : un site américain de peinture pour ailes en tissus de petit coucou à hélice pour un passionné de la chose qui avait sauté de joie en passant sa commande : introuvable en France, sa peintouille favorite. C’est seulement l’année suivante, en 97, que j’ai découvert les premiers sites personnels et les forums de Usenet2 . Ces deux mondes ne s’étaient pas encore rejoints dans ce qu’on appelle maintenant les blogs.

On lisait le site, on allait signer le livre d’or et quand ça nous bottait vraiment on envoyait un mail à l’auteur, qui répondait rarement. Sur mon tout premier site je répondais comme un dingue à mes lecteurs… dont certains lisent toujours l’Ici-Blog… même que l’un d’eux y a laissé quelques posts l’autre jour − salut René et l’amitié !

Et sur les sites persos pratiquement personne ne racontait encore sa vie… sauf ma pomme et trois autres pelés.  Du moins en France : aux USA le premier récit autobiographique en temps réel paraissait dès 91 sur Usenet3 .

Et puis y a eu le journal d’Aglaia et c’est de là que tout est parti à fond les manettes en France. En 2002. Premier journal de bord d’une petite nana de 16/17 ans à la fois propre sur elle et délurée juste comme il faut… et surtout : sachant aligner ses phrases impeccablement. Et qui répondait à tous ses nombreux mails − jusqu’à des centaines par jour elle recevait − ; j’en ai encore cinq au fond de ma première boîte aux lettres.

Il n’avait de révolutionnaire, le journal d’Aglaia : nunuche à souhait et très fleur bleue, mais il avait un petit quelque chose de particulier : il était techniquement très en avance sur les vieux sites moches, facile à lire et bien foutu. Et la présence constante de la minette, en prise directe avec son public était unique. Tout le monde a marché dans son truc et moi aussi… jusqu’au jour où elle a tout arrêté net après avoir écrit ça :

Moi, Aglaia, je pourrais par exemple tenir un faux journal intime sur le web. Et j’aurais des dizaines de lecteurs, puis des centaines, puis des milliers. Et un jour, par exemple au bout de dix ou onze mois, je révèlerais la vérité. Je recevrais une quantité industrielle de mails. Les plus intelligents me diraient que ça ne change rien. D’autres se comporteraient comme les enfants à qui l’on apprend que le Père Noël n’existe pas : « Quoi ? Mais non c’est pas vrai ! Dis moi que tout ce que tu as écrit était vrai ! » Et d’autres encore : « Je t’ai viré de mes favoris, je ne te lirai plus jamais ». M’insultant au passage, oubliant que c’est tout de même moi qui ai écrit ces textes qui les ont fait rire et pleurer au fil des mois…

Ben oui : c’était bidon. Aglaia n’était pas Aglaia. Personne n’a jamais su qui c’était. C’est ça aussi le Net : un bal masqué. Enfin : ça n’a rien de nouveau ; les fausses biographies ont été nombreuses à être imprimées sur papier. La différence, c’est l’instantanéité et le fait que l’auteur entretient sa duperie en écrivant lui-même à ses lecteurs, nourrissant ainsi le mensonge, laissant planer le doute.

Nombre de blogs actuels sont des héritiers directs de journal d’Aglaia : rien qu’en France des myriades de blogs et de pages personnelles sur les réseaux sociaux sont bidons… et masquent des vies sans aucun intérêt. Combien de fois, nous autres déconnologues, avons-nous croisé et  arraché le masque de carnaval de mystificateurs  planqués derrière leur anonymat sur les forums ? à tel point que c’est devenu un de nos sports favoris que de leur péter au nez dans la joie.

Je n’en veux pas à Aglaia : son petit journal m’a donné plein de belles et bonnes idées et elle n’a fait de mal à personne. Laurel Neisse − l’illustratrice de son journal − y a publié ses premiers dessins et a par la suite bossé dans Spirou et compagnie ; elle aussi y avait cru jusqu’au bout.

Et maintenant, en exclusivité sur l’Ici-Blog, je remets en ligne le fameux Journal d’Aglaia… que j’avais mis plus d’une journée à télécharger avec ma connexion pourrie de l’époque. C’est la seconde mouture, avec les dessins de Laurel, et dans laquelle elle précise sur la page d’accueil qu’il s’agit d’une fiction… quelques jours avant sa disparition du Réseau.

Shazam  ! ! !

 

− LE JOURNAL D’AGLAIA

 

Peu de temps après, Aglaia présentait ses excuses à son public dans une déclaration publique conservée ici :

http://mediatic.blogspot.com/2003/07/laffaire-du-blog-daglaia-laffaire.html

***

Quant à moi, comme quelques autres, j’écris depuis neuf ans révolus sans fard, sans masque, sans maquillage ni maquignonnage : je ne me colle pas de piment dans le cul4 pour avoir l’air fringuant et remuer de la queue au marché aux bestiaux. Y en a qui comprennent ça et d’autres pas.

E la nave va…

  1. Chercher dans les vieilles archives stockées sur des disques durs hors-d’âge à pas d’heure, puis les trier, les relire, les adapter pour une lecture correcte sur l’Ici-Blog, les copier sur le serveur, etc.
  2. Un réseau parallèle mais consultable via Internet et beaucoup plus ancien − 1979 − où on trouve encore les ancêtres des forums actuels, en texte pur
  3. La Liste de Nurse Jones, que j’ai traduite en français  en 2000, et est est à l’origine de mon abandon du papier pour l’octet.
  4. Ça se faisait vraiment.
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BLEU BRUN ROUGE


Décret no 2010-835 du 21 juillet 2010 relatif à l’incrimination de l’outrage au drapeau tricolore

« De l’outrage au drapeau tricolore
« Art. R. 645-15. − Hors les cas prévus par l’article 433-5-1, est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait, lorsqu’il est commis dans des conditions de nature à troubler l’ordre public et dans l’intention d’outrager le drapeau tricolore :
« 1o De détruire celui-ci, le détériorer ou l’utiliser de manière dégradante, dans un lieu public ou ouvert au public ;
« 2o Pour l’auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, de diffuser ou faire diffuser l’enregistrement d’images relatives à leur commission.
« La récidive des contraventions prévues au présent article est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15. »
Art. 2. − Le présent décret est applicable sur l’ensemble du territoire de la République.
Art. 3. − La ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, est chargée de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 21 juillet 2010.

Par le Premier ministre : FRANÇOIS FILLON
La ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, MICHÈLE ALLIOT-MARIE

***

Je ne me torche pas avec le drapeau par manque de moyens : mon indigence me met à l’abri des lettres de cachet et des décrets scélérats attentant à ma liberté d’expression que j’entends bien exercer pourtant en toute légalité au pays de la Liberté éclairant le monde.

C’est pourquoi j’ai adopté le drapeau du Népal : il est pas cher du tout vu le taux de change avantageux de la roupie et porte fièrement les trois mêmes couleurs que celui du pays dans lequel je réside actuellement. Et puis j’en ai un à la maison1 .

Mais il n’est pas pratique : étant le seul drapeau national non rectangulaire de la planète, j’ai dû le modifier un tantinet pour des raisons pratiques que tout un chacun comprendra aisément. Or comme je n’avais à disposition qu’une tenture en coton imprimé arborant fièrement le flambeau de la Liberté de la statue monumentale de Bartholdi accrochée au mur du petit salon, j’ai sorti mes gros ciseaux et la boîte à couture… et une petite heure plus tard je m’extasiai devant mon petit chef-d’œuvre : le drapeau national du Mamisthan − pays surgi à l’instant même de mon imagination bouillonnante pour l’occasion.

Maintenant je vais enfin pouvoir parachever mon œuvre de l’esprit en toute liberté − laquelle est assurée de plein droit à  tout artiste dûment pourvu de la nationalité française sur le territoire national − et me rendre aux waters où je filmerai la scène finale de ma performance artistique, afin de la diffuser en privé à mes amis déconnologues et épater la galerie.

Advienne que pourra, alea jacta est et tout le tralala.

  1. De l’Horreur©, ça va de soi.
Publié dans Billet Express, Déconnologie, Pilotique | Mots-clefs : , , , , , , , , | 723 commentaires

Pas sage prothésé

Tout à l’heure je me suis soudain rendu compte en papotant Ici qu’on avait gravement dépassé le seuil des 600 commentaires sous le dernier billet… au delà, la page met trois plombes à se charger et pour les vieilles bécanes c’est l’enfer. Mais comme cette colonne unique est une des signatures de l’Ici, faut que je ponde des billets à toute berzingue pour remédier à cet inconvénient vu comment qu’on est des gros bavards…

***

Alors comme not’ Ben85 avait commencé à dire du mal1 du dernier article de Mouloud Akkouche sur Rue89 (canard mormonoïde) dès la veille vers midi et qu’on lui avait embrayé le pas en bande organisée, et qu’on avait tous été lire cet article consternant à plus d’un titre, et que nos familles en eurent fait de même et ressorties avec des mines blêmes et des regards hagards… j’ai eu pitié de Ben85 qui me poussait au cul pour que je me fende d’un billet sur cet article nul à chier, et une furieuse envie de venger ma p’tite famille et celles des popains d’avoir ainsi été chiffonnés par ce vilain gruau de mots semés au pif…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : Mouloud Akkouche écrit avec ses pieds. Je pourrais bien m’en foutre, mais non : ça en rajoute à la confusion générale, déjà sévère. Comme on a déjà bien gerbé en meute sur la forme et le fond sous le billet précédent et dans la Rue (dm), je vais m’attaquer à son substrat couantique© : dans quelle époque on vit.

Monsieur Akkouche est comme tout plein de messieurs et de mesdames qu’on voit partout autour de nous : bionique. Une prothèse pour ci, une prothèse pour ça, des prothèses pour tout. Sainte Prothèse2 , pensez pour eux !

À la quatrième phrase, pof : « Mais aussitôt, ma prothèse féministe envoya une alerte à mon cerveau : « Attention machisme ! »

La suite n’est que lugubre branlette et mol remous de concepts d’une rare stupidité, contraires en tout à l’art de se fendre la poire entre gens de bien. Parce que le sujet de son article est le Rire Gras. Et monsieur Akkouche en bon mormonoïde, est super emmerdé parce que ces trucs-là c’est sale et qu’il sait pas comment le dire.

Le cul oui, mais avec des petits chapeaux en caoutchouc et avec des pincettes. Le papier-cul sans douleur pour tous : il aimerait tant en parler mais c’est mal. Il ne sait pas comment s’y prendre, monsieur Akkouche : ça pue, un cul. On a beau faire, l’odeur de merde finit invariablement par se sublimer et franchir l’entre deux lunes et remonter aux naseaux, nous rappelant chaque jour passant notre fibre animale… et que ces animaux n’aiment rien tant qu’à se renifler la raie chacun-chacune ainsi que douzils et génitoires y afférents et se réjouir hautement de toutes manières et façons en riant gras et bien fort. Pour ce que le cul est le propre du rire…

Or monsieur Akkouche et tous les pied-tendre de son espèce entendent des voix : celles de ses prothèses protestantes. Et ils leur obéissent, ces cons.

− Fais gaffe Mouloud, si tu fais des grosses vannes de cul, ou même que tu te bidonnes intérieurement avec des blagues grasses en silence et dans la solitude, tu vas devenir comme le vil Cyp et sa meute de gros beaufs sexistes déconnologues avec des groupies frétillantes… brrrrrr….

− Oui mais m’dame Prothèse Féministe : c’est que j’ai violemment envie, moi… je saurais me tenir. Promis-craché-juré. Je ferais de l’humour gras maigre. Du Coluche light. Du Choron déchoronisé. [patapé, patapé]…

Ils s’emmerdent pour des prunes les mormonoïdes genre monsieur Akkouche. On n’est pas comme ça nous autres, heureusement : faudrait pas nous priver de traiter nos femelles rudement comme il convient vu qu’elles ne se gênent pas pour nous charrier grave sur nos organes supposés riquiquis-flagadas et tout le fourniment de tares rédhibitoires qui va avec.

Alors oui monsieur Akkouche : on est des gros beaufs assumés qui se foutent grassement de ta poire. Normal : si tu veux t’exploser la rate avec ces grosses blagues qui sentent bon la touffe et le nichon, va falloir que tu t’y prennes autrement et retirer le manche à balai en chêne massif 3 que t’as planté dans le cul. Comme ça la bonne odeur pourra enfin se libérer, aller stimuler tes narines délicates et déclencher le processus ad hoc qui te fera hurler de rire quand tu enculeras ta Prothèse Féministe.

Les prothèses, c’est bon pour les handicapés !

E la nave va…


  1. Les commentaires suivants valent le détour.
  2. cf. Monty Python « Sacré Graal »
  3. © Ben85.
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