Archives par tag : Béa Ouanne

Tétanique dimanche

Avec la complicité de Nono et Shanti - cliquer pour agrandir. On voit de ces choses… tous les jours c’est pareil : des faits divers et avariés, à gaver. Toujours le même train-train d’enfer qui ne s’arrête à nulle gare ; c’est l’actualité. Des gens meurent à deux pas de notre assiette et d’autres empochent des gros lots en souriant aux caméras.

Sur l’internet, d’aucuns nous montrent leurs culs et leur replis intimes grossièrement pixellisés. Des prophètes y annoncent la fin des temps, pandémies et séismes, et des surrections de plaques tectoniques portant des insurrections de masses humaines…

***

Et puis il y a le bouton. Tant qu’il est fourni avec, tout va bien. Il suffit de tourner le bouton et plus rien. C’est facile : je l’ai fait aujourd’hui. J’ignore à peu près tout du vaste monde et un calme impérial règne à la cuisine. Je n’ai pas envie de faire les yeux effarés à la vue du sang qui coule de par le monde. C’est dimanche : trêve et rêvasserie.

J’ouvre un œil et sirote le café au lit. D’abord voir mes amis robots martiens : le malheureux Spirit est ensablé depuis des mois terrestres mais il vit. La sonde Cassini dévoile les drapures ondulées des anneaux de Saturne, imperturbablement.

Direction l’Ici-Blog. Plein de messages. Salut le monde ! Surtout ne pas lire le courrier : c’est dimanche. Une cliente ne sait pas que c’est dimanche : elle téléphone à l’atelier et je décroche et la tance vertement… mais enfin madame : c’est dimanche !

Il ne se passe rien d’autre le dimanche que les retombées du samedi. Le samedi, on s’est excités comme des puces alors on se repose le lendemain en ne tournant pas le bouton. Je fais un petit tour sur Rue89, sans conviction : la colonne des articles du dimanche est comme suspendue : rien ne s’y meut ou quasiment. Les copains s’amusent gentiment à charrier quelques psychorigides et je savoure leurs bons mots. La mordeuse de service est en forme aujourd’hui : pour Béa Ouanne, le dimanche est un jour comme les autres.

Trois points de suspension avant l’ouverture en grand des vannes du lundi…


Ce billet est dédié à Hélène Crié-Wiesner et à tous les rienfouteurs béats du dimanche.

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L J D L B

Cliché de Pierre Auclerc - tritouillé par Cyp - Cliquer pour l'agrandirNous en parlions hier sous le billet, la voici. La Journée De La Burne est décrétée. « On dit, on fait. » Et on fait vite : rude règle en rigueur chez les déconnologues. Tout à l’arrache en se décrochant les mâchoires.

La Burne est une maladie affligeant la moitié des vivants organisés. Les organismes primitifs en sont privés ; pas nous autres, complexes créatures. La Burne s’insinue en nous de manière insidieuse ; elle naît en même temps que ses possesseurs et croît avec eux en une symbiose étonnante, mais mortelle. En effet, le porteur de burne semble sain, mais meurt en moyenne plusieurs années avant le femelle – c’est ainsi que sont désignés les chanceux aburniques –, ce qui la classe dans la catégorie des fléaux planétaires.

La Burne est pire que le sida et la peste noire : c’est à elle que l’on doit les guerres qui font vivre les journalistes et mourir les innocents par myriades. Car la Burne est fauteuse de troubles : le poison qu’elle rejette dans le flux sanguin du mâlade le fait devenir fou de guerre. Alors que le femelle ne guerroie jamais. Des études très sérieuses ont amplement prouvé le pacifisme placide de la population saine.

Il faut donc unir nos forces pour nous débarrasser de ce mâle mal. C’est déjà bien entamé : la Burne recède en maintes zones et se réduit en peau de chagrin, se fripant en peau de couille décrépite. Le femelle regagne du terrain, heureusement.

Mais pour cela, il a fallu aux femelles affronter la Burne et la contamination fut massive, hélas. Au lieu d’éradiquer la Burne à l’aide de machettes idoines, les miasmes mâles leur ont sauté dessus. Et maintenant tout semble bien foutu.

Nos savants n’ont pas encore eu l’occasion d’observer la pousse de cotylédons charnus et velus sur les spécimens observés – pourtant très gravement atteints, tel ce fameux Béa O. dont la burnitude fait frémir la sphère bruissante de l’internet français depuis quelque temps. Mais nous pensons que les temps sont proches. Je n’ose prononcer le mot : la fin de l’espèce femelle qui sera notre fin du monde.

C’est en tant que Kondukator que je vous enjoins de ne pas baisser les bras : la Burne maudite doit être vaincue, quoi qu’il en coûte. Nous avons besoin de volontaires : une nouvelle méthode d’éburnage a été mise au point par les équipes que nous soutenons : par ici les braves ! Montrez l’exemple pour La Journée De La Burne !

J’ai dit.

Et banzaï.

 

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La burqa, miladioù !

photo de Cyp - cliquer pour l'agrandirLu sous une brève dans Rue89 « 367 femmes portent la burqa en France », le 29 juillet :

« [...] C’est à dire que ça correspond à une aumentation de 367% en très peu d’années : c’est beaucoup [...]

Béa Ouanne

 

Non, c’est pas beaucoup. La presse ne parle pas assez de la burqa. Je n’en vois pas suffisamment autour de moi. À Puycity les bonnes sœurs sont en voie d’extinction et la burqa n’a pas encore remplacé leur voile au charme si doux.

Bon, il y a bien madame Toumi – 76 ans –, qui descend la grand’ rue trois fois l’an avec son grand fichu, mais c’est bien peu ; nos yeux réclament le délicieux spectacle de ces femmes encloses de tissus. Stricte et austère, amidonnée ou ample et chatoyante : la vêture rassure et flatte l’œil.

Comme l’édition lotoise de la Dépêche du Midi se tient désespérément coite à ce sujet – sous la pression des pinardiers, se susurre-t-il –, j’ai décidé de passer aux actes nonobstant : à compter de cet après-midi, les femmes s’emballent toutes sous mon toit.

Outre le fait que les filles adorent ça : parler chiffons, disserter sur les frusques dans les magasins, tricoter… j’y vois aussi mon avantage, et celui de la collectivité – car le kondukator de l’Ici-Blog est grand seigneur – : en emballant mes femelles, d’autres bons citoyens suivront mon exemple et bientôt tout le bourg sera burqisé. Jusqu’au buste de Marianne à la mairie. Comme la vierge Marie à l’église. Tout fille nubile y sera contrainte.

La presse nationale parlera enfin de nous. Puycity à la une des journaux télévisés… une affluence record de curieux aux poches pleines de sous, dans la foulée – mille fois plus qu’à Tarnac après l’embastillage de Julien Coupat – : le vin de cahors coulera à flot, remettant à flot par la même occasion la trésorerie des viticulteurs en pleine crise… les hôtels et les gîtes ruraux afficheront complet ; les fermes quercynoises retapées clinquant se vendront à nouveau à prix d’or, malgré le marasme global qui a fait fuir de longues cohortes de nos anglais de la région…

C’est maintenant qu’il faut agir, Puycitiens ! Quand la presse trouvera mieux que la burqa pour remplir ses colonnes, il sera trop tard. Emballons nos femmes dès à présent : ne laissons pas échapper une fois de suite une telle source de revenus. Sauvons notre commune de la domination des notabliaux acéphales et  des gnous décervelés !

Ne laissons pas le monopole de la burqa aux musulmans rétrogrades !

Et jouissons du frou-frou.

J’ai dit.

 

Ce billet fait suite à celui-ci : « Emballons les Statues ! »

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Pas de cul

D'après une photo de Dul - cliquer pour l'agrandir

« C’est vrai ca, pour une fois qu’on voit un peu de fesses sur le blog a cyp. Je me demande des fois si on n’est pas chez les mormons (le noeud). »

Homère, le 14 septembre

 

Hors de question : je ne mange pas de pain de fesse ! L’Ici-Blog est super moine : on y fait ceinture et chasteté ensemble ; frères et sœurs unis en Sainte Déconnique.

Or déconner, c’est sortir du con. Si le grand Alfred Delvau le dit, c’est la vérité.

Cliquez pour aller lire le gros dico.

Et plus précisément, recopié directement de mon Dictionnaire Érotique Moderne (1874) :

DÉCONNER : sortir du con de la femme, soit parce qu’on a fini, soit parce qu’elle remue trop les fesses. Il y a des gens qui peuvent, comme l’Ascylte de Pétrone, rester deux jours sur une femme. Heureux Ascylte ! Plus heureuse femme !

« Ah ! me voilà déconné ! » La Popelinière

 

Donc non. Les enfançons pourront lire l’Ici-blog sans que nulle cellule psychologique ne soit convoquée après coup : je montrerai mon cul aux corps célestes seulement et ferai face à mon public, docte et digne.

La déconnologie est prude, probe et valeureuse. Elle n’est pas ce que vous en pensez ; elle est une forme d’humour asexuée, déshormonisée, et carbure à l’eau claire. Jamais grivoise et moins encore graveleuse, elle réjouit le couple familial et sa progéniture le soir à la veillée ; quand le Kondukator en Chef en cause dans le poste, le respect règne en maître au nid.

 

Paul Mathias Padua - Le Führer parle – 1939

 

À compter d’aujourd’hui, je vous invite à déconner, puis à vous reboutonner. Je ne veux voir qu’une tête. Sainte Déconnique vous contemple du haut des cieux ; enfoncez-vous bien ça dans le crâne. Et pas ailleurs, sinon je convoque la révérende mère Béa Ouanne.

Rompez !

 

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Béa Ouanne a tout vécu

La Deudeuche de Béa Ouanne - cliquer pour agrandir l'image« Comme beaucoup de gens de ma génération j’ai parcouru l’Europe et le monde en stop en chantant dans les rues avec ma guitare : j’ai gagné comme ça beaucoup d’argent (que je m’empressais de dépenser aussitôt). Je connais des jeunes qui font ça dans les métros des grandes villes du monde et qui continuent à gagner beaucoup d’argent grâce à ça. Effectivement, on voit que vous n’avez aucune idée de la question. »

Post de Béa Ouanne du 17 août 2009 sur Rue89.

 

Dans ce seul petit post, il y a tout Béa Ouanne : elle évoque un passé révolu et fantasmatique, puis s’empresse d’épingler ceux qui font la même chose de nos jours – les musiciens des rues se font plein de sous et n’en reversent pas un à l’État  : c’est MAL – ; en outre elle en connaît car forcément elle connaît tout et tout le monde, et puis elle enfonce son clou rouillé dans le blogueur à qui elle répond – le dénommé Pas-Glop en l’occurrence, que les initiés de l’Ici-Blog reconnaîtront.

Et puis Béa Ouanne passe à autre chose, opiniâtre comme une constipation rebelle. On la retrouvera sans doute sur un fil de discussion traitant de la burqa, du conflit israélo-palestinien ou des problèmes divers ayant trait à l’Éducation Nationale. Là, elle sera à nouveau seule contre tout le monde ; forte et jamais démontée, pleine d’aplomb et de morgue, corrigeant les copies de ses élèves… puisqu’il est hors de question qu’elle considère ses prochains autrement.

Seuls les quolibets répétés d’un blogueur plus gonflé que les autres parviendront à la faire écrire ses proverbiaux chapelets de conneries et d’injures qui nous ravissent tant.

***

Dans sa courette humide, sa vieille deudeuche se souvient…

« Ah ! nous en avons fait du chemin, Béa et moi ! C’était l’bon temps, pardine ! Parce que vous me voyez là, vermoulue, abandonnée, les pneus crevés et la capote défoncée… mais il y eut un temps où ma Béa me pétait sur les sièges ! Et de joie, elle pétait ! Elle pétait le feu, je le dis tout net… Nous sommes allées jusques aux Indes1, elle et moi! »

« Mais maintenant elle passe devant moi sans me jeter un seul regard… Je suis son passé mort ; et seule la rouille qui me ronge parachèvera ce temps défunt… et nous mourrons ensemble, elle et moi… Car si elle me conserve au lieu de m’envoyer à la casse, c’est qu’elle a ses raisons, ma Béa. Je suis ce qu’elle n’est plus. »

  1. Cela fera l’objet d’un prochain billet de la saga Béa Ouanne
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Béa Ouanne lit Saussure

cliquer dans l'image pour l'agrandirBéa Ouanne, Béa One, Béaouanne… sont les petits noms que nous attribuons à Béatrice1, blogueuse de choc du forum de Rue89.

Je me propose de hacher menu cette drôlesse dans une série de billets qui lui seront entièrement consacrés : ce phénomène mérite le plus grand intérêt, car contrairement à un fruste conspirationniste du type de Parousnik, que quelques lignes suffisent à décrire, Béa Ouanne est a elle seule un plat royal ; un morceau d’anthologie ; et le reflet de la confusion des idées actuelle, sujet qui m’est très cher et trop peu étudié, parce que tabou.

L’intégralité des messages de Béa Ouanne se trouve ici :

http://www.rue89.com/user/41144/tracker/comments

Qui est Béa Ouanne ? Une profette d’anglais dans un bahut de province. Elle a 59 ans. Mariée, deux enfants. Un fils vivant à Londres et une fille à Washington. Ex membre de la LCR1 virée socialoche rocardienne, membre d’Amnesty International depuis 35 ans, féministe militante, sioniste forcenée, laïcardiste caricaturale… et surtout et avant tout : quelqu’un d’extrêmement antipathique, totalement imbue d’elle-même, bornée, méprisante envers l’intégralité des autres blogueurs et pour couronner le tout : mythomane.

Dès ma première rencontre avec cette épouvantable mégère, ce fut le clash : comment ne pas piquer droit dessus quand une qui se dit de gauche se comporte comme un procureur en Corée du Nord ? C’était au moment de l’arrestation de Julien Coupat. Alliot-Marie elle-même avait plus de retenue dans ses propos, c’est pour dire.

Je l’avais traitée de sous-serpillière et ça ne lui avait pas plu. Du tout. Première banderille. Ensuite, je n’ai eu de cesse que de dégonder cette porte de taule rouillée : un vrai plaisir. Et c’est ainsi qu’un jour de mars, elle nous annonça tout de go avoir lu les œuvres de Ferdinand de Saussure à l’âge de neuf ans…

« [...] Neuf ans, c’est l’âge auquel j’ai lu Ferdinand – pas Céline, mais Saussure. C’est l’âge auquel je piquais des livres étrangers dans les librairies pour « apprendre » les langues étrangères que je ne connaissais pas déjà.[...]« 

Ça se trouve ici :

http://www.rue89.com/2009/03/27/le-youpine-de-dr-house-traduction-malheureuse-de-tf1?page=6#comment-784687

Je recommande chaudement de lire ce fil de discussion mémorable dans son intégralité : c’est édifiant.

 

© le Net - Droits réservés. Cliquer pour agrandir l'image.

 

D’autres épisodes de la vie aventureuse de Béa Ouanne sont prévus au programme de l’Ici-Blog.

En attendant, je vous rejoins dans la salle pour dire du mal. Parce que dire du mal, c’est bien.

Et banzaï !

 

  1. http://www.rue89.com/2008/06/14/europe-vos-dix-raisons-de-ne-pas-laimer?page=2#comment-364269
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