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Fut glace fugace

Tout est pris, soudé, en bloc. Mais n’allez pas croire que ça fait bloc : c’est des glaçons chacun dans leur coin, qui se les pèlent et s’épient en chiens de faïence loin de l’un, de l’une.

Des blocs de chair fondant en se frottant le lard aux autres larrons dans de trop éphémères raouts, en de lointaines capitales. Et qui passent à la casserole et puis au four et se flambent aux alcools capiteux pour se finir aux digéros fulminants et décapants chez la mère Dodu, pourquoi pas donc ; quelle belle et bonne idée de se dégeler par les temps qui courent : c’est une époque à griller au chalumeau tellement elle est glaciale.

Dégeler ou se coller des dégelées ? ou les deux ? ou rester tout glaçon comme les passants gris des rues marmoréennes où le moindre pas résonne et fronce les sourcils des résidents. Tsk, tsk : très peu pour nous.

Ah et puis c’est trop court le temps d’un grand réchauffement, toujours. Si c’est trop long, c’est pas une fête. C’est comme un billet de blogs : court et jouissif, si possible. Sinon il y a les volumes de la Pléiade dans la bibliothèque, à portée de main.

On y entre cru et on en ressort cuit. On n’a qu’une seule envie : remettre ça sur le gaz en rentrant chez soi plein gaz sur le verglas.

Frottons-nous la couenne !

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Touillé sur la gazinière de la Maison de l’Horreur avec deux idées de Marina et Sambucus, que vous lirez ici : CLIQUEZ DUR (la page est longue à charger).

 

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T’as peur, tu meurs.



On se rassemble, mais pas comme des moutons. Et nous ne sommes pas cuits non plus. Alors qu’en face, ça se défait tout doucement, ça se décante comme une mayo tournée : les huiles rances flottent au dessus des jaunes d’œufs pourris.

Première bonne nouvelle : Siné Hebdo est dans les kiosques et sur la table de la cuisine. Il finira aux pluches, mais en attendant on se l’est siroté, tous autant qu’on est. Et ça vaut son gigot, mais pas d’agneau. Siné Hebdo est à la presse ce que la serviette est à ce torchon de Charlie. Je hais Val et sa coterie de pleutres collabos tout autant que Sarko et sa cour de coquelets cocaïnés et de poulettes arrogantes et infiniment connes.

Le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais la peur. Donc je hais, et je choisis mon camp et je connais mon ennemi. Comme ça c’est clair. Et je lis Siné Hebdo, comme ça j’ai pas à aller voir ailleurs pour me faire mon festin de plumes bidonnantes et dramatiques.

J’ai toujours dit que Charlie était devenu un canard d’extrême-droite, mais c’est mon côté rital qui me fait tout éxagérer : en fait c’est une gazette moralo-hygiéniste. Charb et Val sont mûrs pour le baptême évangéliste. Mais que fait l’entarteur ? Il écrit dans Siné Hebdo, tiens…

La vraie extrême-droite est ailleurs : en taule comme cette ordure fasciste (j’ai le droit de le dire, contrairement à Val qui l’a fait avec Siné) de Christope Picard, alias Henri de Fersan, qui vient de se prendre cinq mois fermes pour apologie de crime de guerre et compagnie. J’avais croisé le fer avec ce petit con sur les blogs il y a deux, trois ans et il avait été jusqu’à téléphoner à la maison. Un pauvre type, comme tous les nazis. Mais un pauvre type méchant, comme le sont trop souvent les pauvres cons.

Mais n’est pas pauvre con qui veut. Le notre, de con en chef, est immensément riche. C’est un riche con qui traite les citoyens de pauvres cons. Et qui n’ira pas en prison, pas plus que son prédécesseur Chirac, ou Bernard Tapie. Mais Henri de Fersan ira au trou, lui. Pour avoir écrit ce que Hortefeux fait au quotidien avec sa milice. Les Croix d’Hortefeux, qui sont nettement plus efficaces que les écrits débiles et tintinesques de cette ordure fasciste de Christophe Picard. C’est vrai que Tintin était rexiste, lui aussi.

On peut lire la prose de ce pauvre connard tant que ses blogs ne sont pas fermés.

ICI

ET LÀ AUSSI

et les nouvelles sur son affaire ICI

Le riche con, c’est pas dur à trouver. Tu ouvres la radio, il est toujours dedans. Son nom est prononcé des millions de fois chaque seconde, même qu’il remonte dans les sondages.

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Mais revenons à nos moutons, justement. Une brebis pour l’occasion, et pour le méchoui dans la foulée. Arrachée de haute lutte par le David de la photo à une meute de chiens courants toutes babines retroussées et les crocs projetés sur son mollet droit, plantés dedans, le jour de son achat. Trou net et sans bavure, pommade antibiotique idoine, bande de gaze et une  réduc’ sur le bestiau, décrétée par le paysan, qui lui offrit un verre de prune. Quarante euros, la belle affaire… que lui fit mon David, au coutelas tranchant le cou de l’animal, qu’il mit ensuite à cuire écartelée sur les grilles d’acier et sur un feu de ceps, après avoir convoqué le raout de la raïa pour fêter le faîtage de sa ruinasse ressuscitée, qui n’avait pas revu de toit depuis la guerre avec Hitler.


Et j’ai la flemme ce soir, mais demain c’est promis : je vous fais une petite galerie de photos. Parce qu’on a fêté ça comme il se doigt : dans le cul des bourgeois.

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NVDF : J’ai dit, j’ai fait, je suis crevé…

C’est pas encore tout à fait au point mais ça marche : faut cliquer sur l’album et ça ouvre la galerie d’une manière assez bizarre, mais pour ce soir ça ira bien… Après, il faut cliquer sur une imagette pour l’agrandir et de là vous passez de l’une à l’autre ; mes commentaires sont alors affichés en légende. Si ça ne marche pas, dites-le moi…

NVDF bis : je crois que ça baigne maintenant, sauf avec le nouveau navigateur Chrome de Google, qui n’est de toute façon pas au point du tout.

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Un quart de Terre à l’Est


 

 


En Australie, on roupille
comme des chauves-souris.

En Inde on vit penché.


C’est la fin de Dashaïn !

Au dixième jour de la fête
on est gentils les uns avec les autres.

Le reste du temps, on devrait…


 

 

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