Il y en a qui adorent… moi pas.
Normal : je n’attends rien de rien.
D’autres si, qui tentent par tous les moyens de se relier à je ne sais pas quoi.
Eux, ils savent.
Pas moi.
Ils ont des lumières pour éclairer leur nuit.
Les yeux fermés j’écris du bout des doigts
Ça me va bien comme ça
De tâter la matière plastique
Et tapoter dessus
Naviguer
Au bon gré
Des octets.
Clic.
E la nave va…









Petit commerce
Ces deux-là ne s’en cachaient pas : c’est avec beaucoup d’humour qu’ils faisaient leur petit numéro de maître à la Panoramix et de disciple soumis ; ça marche à tous les coups : le pèlerin remplit ainsi leur escarcelle car il n’attend de ce duo que l’immuable rituel réglé comme du papier à musique depuis la nuit des temps : je jette ma piécette et l’intercesseur des puissances occultes me gratifie d’une bénédiction.
***
N’allez pas croire que c’est plus stupide que dans les démocraties modernes et laïques : le schéma y est strictement identique.
La seule différence, c’est qu’au lieu de jeter sa roupie aux anachorètes maigrichons, on fourre des petites enveloppes dans la fente des troncs républicains, lors des grands pèlerinages électoraux.
E la nave va…