Tout frais, tout chaud !
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- Numerosix on Petit commerceOuais mais ça c'est pas grave . On s'en tamponne du gros Boulin .. »
- cyp on Petit commercePersonne n'est clean, tu sais... même Eva Joly... faut pas trop lui pa... »
- amonhumbleavis on Petit commerceHéhéhttp://www.liberation.fr/politiques/06012243-nous-sommes-tres-fier... »
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- cyp on Petit commerceSimple : le CPA a très généreusement arrosé un max de monde pour leur ... »
- cyp on Petit commerceSa dangerosité est connue depuis 1927 par les scientifiques, et si ma ... »
- Numerosix on Petit commerceCe que j'ai du mal à comprendre dans cette histoire, comme aussi le sa... »
- tOrdrELorDRe on Petit commercela lutte des classes n'a jamais été aussi flagrante et les écarts entr... »
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- cyp on Petit commerce...ou dans "L'invasion des momies-goules" de Ed Wood.... brrrrr.... »
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Sauvage à cœur
Pour ceux qui se font manger c’est drôlement vrai, et pour ceux qui sont restés à la juste distance ça l’est tout aussi bien ; un souffle passe qui te remet dans le chemin creux de ce qui est notre tréfonds vibratile, aussi constitutionnel que les amines de notre plus intime chimie.
Une fois rejoint, le sauvage t’accompagne au fil du temps restant sans te lâcher d’un pas. Tu es cuit pour le civilisé et ce n’est pas si mal ; comme un chat de gouttière qui pique à l’occasion dans la gamelle du gros matou chaponné.
***
Bien sûr ce n’est plus possible de vivre avec ces chats ; ni le sauvage léopard qui fait regimber le grand éléphant sous le crochet du cornac moustachu, ni celui des appartements douillets abondamment garnis de croquettes.
Alors ce sont errance et ruses de Sioux qui t’attendent dans cet entre-deux, pour le restant de tes petits soleils ; plongé dans un monde où ces deux se côtoient et s’ignorent tu gardes tes distances et te tiens, funambule sur un fil les reliant ; ne surtout pas tomber.
***
Le voyageur fait ça : s’élancer et rebondir de sauvage en civilisé. Il n’est jamais rivé, même s’il en a tout l’air depuis des générations. Je m’en rends compte depuis quelques après-midis passées en compagnie de James qui bien que manouche, a nettement moins de bornes au compteur que moi et partage pourtant le même frisson quand nous parlons de nos ailleurs de rêve à l’atelier, au milieu des machines désossées et des écrans scintillants.
Là, nous sommes au cœur de notre craton antique dans la jungle indienne qui nous attire comme un aimant géant et deux léopards rôdent à l’entour. Et quand un client survient nous faisons comme si de rien n’était.
Au dessus de nos têtes les deux matous de la maison roupillent sur le canapé à côté des pots de plantes tropicales attendant sagement leur grande sortie de printemps sur la terrasse.